Apple inquiète les éditeurs en ligne

first_imgApple inquiète les éditeurs en ligneLa firme à la pomme veut développer une nouvelle stratégie sur son App Store, qui mettrait fin aux offres “full numérique”. Il ne sera plus possible d’avoir des offres “iPad+web” ou “iPad+papier+web” pour des journaux, mais seulement iPad. Les éditeurs en ligne, à qui cela va coûter plus cher, font front contre Apple.A l’heure actuelle, Apple laisse les éditeurs qui le désirent proposer des achats dans leurs applications, comme des journaux ou magazines (au numéro ou à l’abonnement), que les utilisateurs peuvent payer directement à l’éditeur. Cependant, les applications proposant ce type de services seront abandonnées à compter du 30 juin 2011, une fois que les nouvelles conditions de vente de l’App Store auront été publiées.Une décision qui inquiète Philippe Jannet, président du Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), qui s’est exprimé ainsi dans les colonnes du Figaro : “La décision d’Apple nous prive de la capacité de mener notre propre stratégie”. Quelle mouche a donc piqué la firme à la pomme ? Concrètement, avec cette nouvelle offre, Apple veut aussi percevoir 30% des abonnements en ligne. Un modèle qui n’est “pas viable”, pour Philippe Jannet. “Derrière cette mesure drastique, se dessine la volonté d’Apple d’imposer son prochain système d’abonnement via son (interface) API de facturation +In App Purchase+”, souligne le Geste dans un communiqué.Le plus inquiétant dans cette affaire, est la mainmise d’Apple sur cette distribution en ligne, et notamment sur les données des clients des éditeurs de contenus. Les éditeurs français de presse quotidienne nationale ont déjà décidé de saisir les autorités de la concurrence pour dénoncer l’attitude d’Apple.  A l’international aussi, les éditeurs en ligne  -qui estiment avoir contribué au succès commercial de sa tablette tactile, à travers les publicités vantant leurs offres sur iPad-, veulent faire front contre la firme de Cupertino. Apple est notamment mis en cause en Belgique. Le gouvernement a demandé aux instances de la concurrence d’examiner si la société abuse de sa position dominante pour imposer ses conditions aux éditeurs d’applications, note le Journal du Net. Cette affaire pourrait être transférée à la Commission européenne si les accusations portées contre Apple se révèlent fondées.Le 25 janvier 2011 à 09:10 • Emmanuel Perrinlast_img